Troisième dimanche de l'Avent


Jean-Baptiste :
le flambeau du Messie

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Jn 1,6-8

 

Bien d’autres ont été flambeau du Christ pour nous. Les apôtres, leurs successeurs, les prêtres qui donnent leur vie pour répandre cette Lumière en nos cœurs. Sommes- nous en attente de recevoir cette Lumière? Lumière dont l’intensité grandit en la partageant?

Jean, appelé le plus grand parmi les hommes, s’exclame devant Jésus : Je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. Jean proclame sans peine sa petitesse car il discerne la splendeur de la divinité de Jésus. Avec cette attitude d’humilité, il nous interpelle à redresser le chemin du Seigneur. Ne vous détournez ni à droite, ni à gauche, (Prov. iv, 27) pour éviter, deux précipices :

  • Le premier est celui de l’exaltation de l’orgueil qui empêche d’attendre le Messie, en croyant accomplir de bonnes œuvres sans la foi et avoir le pouvoir de se sauver par soi-même ;
  • Le deuxième est de s’appuyer sur la divine miséricorde pour continuer à pécher, en croyant que la foi suffit à assurer l’impunité de ses crimes.

Nous sommes invités à redresser notre chemin, car Jésus attend pour nous combler de sa tendresse et de sa Lumière. Osons-nous y croire suffisamment pour Lui demander d’allumer le flambeau de nos cœurs?

Que votre lumière brille devant les hommes de manière qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient, non pas toi, car en cherchant à te glorifier, tu cherches à t’éteindre; mais votre Père qui est dans les cieux. Vous n’avez pu pour devenir des flambeaux, vous allumez vous-mêmes, ni vous placer sur le chandelier, faites donc glorifier Celui qui vous a fait cette faveur. Saint-Augustin, tome 7, 437.