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21.12.2020

Textes de réflexion


Dans l’espérance de la résurrection…

L’hiver, c’est blanc, c’est froid, c’est mort. Du moins, au premier coup d’œil, car derrière le décor, une vie nouvelle se prépare. Et à l’avant-scène, la vie quotidienne continue.

Tandis que certaines personnes affrontent l’hiver et ses affres à grands coups de pelle en maugréant, d’autres s’ingénient à le maîtriser pour s’en faire un allié. Des enfants jouent dans la neige, des skieurs dévalent les pentes, des motoneigistes prennent d’assaut les sentiers, des patineurs font des figures sur la glace… L’hiver, c’est beau quand on a l’énergie et la santé pour l’apprivoiser et le transformer en pur bonheur. Nombreux sont ceux et celles qui savent apprécier l’hiver malgré l’adversité. Après tout, la vie sera toujours plus forte que la mort. Dieu l’a promis et réalisé en Jésus.

Comme le chantait Félix Leclerc: «C'est grand la mort, c'est plein de vie dedans.» Il avait raison! Lorsque l’hiver humain s’installe pour de bon et que la mort s’annonce imminente et glaciale, surgissent alors des opportunités de pardon, des gestes d’amour, des efforts de réconciliation, sans oublier les élans de solidarité et d’empathie envers les personnes endeuillées. Voilà autant d’occasions de prendre conscience que dans l’hiver humain germe déjà le printemps de Dieu.

Que l’on soit jeune ou moins jeune, en santé ou non, prenons le temps de contempler la beauté de l’hiver. On la retrouve dans la fine dentelle des flocons de neige, dans le cristal scintillant des arbres après le verglas, dans l’originalité des bonhommes de neige qui prennent forme dans nos quartiers, dans la féerie d’une neige légère sous l’éclairage des lampadaires… C’est beau l’hiver, c’est plein de vie dedans! Surtout quand on ose le considérer à la manière des enfants. Il paraît que le Royaume des cieux est à ceux et celles qui leur ressemblent. C’est Jésus qui l’a dit. (Mt 19,14)

Dans nos déserts blancs et froids, quand l’hiver fait rage et que les ténèbres de la mort nous envahissent, Dieu est déjà à l’œuvre pour dégeler et libérer sa source d’eau vive. Sommes-nous capables de reconnaître les signes de sa présence?

En attendant le printemps et en se souhaitant mutuellement des jours meilleurs, profitons au maximum de l’hiver. Gardons notre cœur bien au chaud, blotti contre celui de Dieu, Lui qui sait renouveler notre regard pour nous permettre d’aborder nos hivers, intérieurs et extérieurs, dans l’espérance de la résurrection.

Bon hiver!

Martine Huot, agente de pastorale.