Catéchèses dominicales

''Quand vous avez reçu de nous la Parole de Dieu, vous ne l’avez pas reçue comme une parole simplement humaine. Vous l’avez prise pour ce qu’elle est vraiment : Dieu qui vous parle et qui agit en vous maintenant, vous qui lui faites confiance.''

1 Th 2 13

 

La catéchèse dominicale est un temps que l'on prend pour approfondir notre foi. La catéchèse permet de questionner son expérience personnelle à la lumière de l'expérience biblique.Le mot catéchèse veut dire  FAIRE ÉCHO, FAIRE RÉSONNER. C'est dans cet optique que nous voulons faire vivre les catéchèses dominicales.
Durant la catéchèse dominicale, à travers  l'enseignement, la proclamation de la Parole de Dieu, les chants, les échanges, les prières... , nous souhaitons que les personnes qui y participent sentent de plus en plus leur appartenance au Christ et deviennent des disciples avec une ouverture plus grande sur les autres. Peut-être développeront-elles des façons de voir les événements de leur vie personnelle, familiale et sociale avec les yeux de l'Évangile et seront en mesure de témoigner dans le monde au nom de leur foi pour bâtir un monde de justice, de paix et d'amour.
La catéchèse s'insère dans une célébration eucharistique dominicale ( la messe) pour permettre à plus de gens possible de profiter de cet enseignement.
Nous espérons que cette formule rejoigne les gens dans leur expériences de vie et les fassent grandir dans leur foi.

Catéchèses 2016-17

Cette année il y aura 2deux catéchèses, les thèmes seront :
 
automne : les différents visages de l'Église
 
hiver : les disciples missionnaires.
Bonne réflexion !
 

 

Voici le texte de la catéchèse d'automne.

 

Catéchèse dominicale, automne 2016:

Les différents visages de l'Église

(L=lecteur A=premier locuteur B=second locuteur)

Prêtre
Aujourd’hui, nous prenons le temps de reconnaître différents visages de l’Église. 
Écoutons d'abord un bref extrait des actes des apôtres nous révélant à quoi ressemblait l'Église naissante.
 
L- (Actes 2,42)  "Ils s’appliquaient fidèlement à écouter l’enseignement que donnaient les apôtres, à vivre dans la communion fraternelle, à prendre part au repas commun et à participer aux prières."

A- (s'adressant à l'assemblée): "Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous entendez le mot ÉGLISE?" J’aimerais découvrir quelques-unes de vos réponses. (l’assemblée s’exprime)

(s'adressant  au locuteur B) Toi, ………, qu’est-ce qui te vient à l’esprit quand tu entends le mot ÉGLISE?

B- Pour moi, l'Église avec une grand "E", c’est d’abord l'ensemble de tous les baptisé(e)s chrétiens et chrétiennes, qui, par choix personnel ou par l'intermédiaire de leurs parents, sont devenus membres de la grande famille des disciples du Christ.
Avec un petit "e", l'église, c’est bien différent. C’est une bâtisse comme celle-ci ou les autres, qui offre à la communauté chrétienne un lieu de rassemblement pour célébrer sa foi, écouter la parole de Dieu, vivre l'eucharistie et s’unir dans la prière. 
Et toi, ……..., à quoi te fait penser le mot "ÉGLISE"?

A- À une pyramide. En haut, il y a le pape, les évêques, ensuite les prêtres, les diacres, les personnes mandatées, puis à la base, tous les autres baptisé(e)s.

B- À première vue, c'est vrai, mais permets-moi de nuancer. L'Église, c'est bien plus qu'une hiérarchie. C'est avant tout une assemblée de baptisé(e)s avec des fonctions et des charismes différents, mais tous importants, je dirais même essentiels pour assurer son bon fonctionnement. N'oublions pas que l'Église est sous la mouvance de l'Esprit qui répand son souffle sur tous les membres sans discrimination.

A- Sais-tu, je pense que tu as raison! D'ailleurs, c'est certainement sous l'action de l'Esprit que l'Église dévoile son visage missionnaire. Elle est dans le monde pour évangéliser et susciter de nouveaux disciples. Elle a une Bonne Nouvelle à annoncer: Dieu nous a aimés au point de nous donner son Fils unique pour nous sauver. Par sa mort et sa résurrection Jésus a ouvert un passage vers la vie éternelle. Il nous invite à le suivre. Pour moi, ça donne un sens à ma vie. Je suis en route et le Christ ressuscité est mon chemin.

B- Tout-à-fait! Et je crois que cet amour infini de Dieu manifesté en Jésus est le roc sur lequel l’Église est bâtie. En nous demandant de nous aimer les uns les autres, Jésus nous confie la responsabilité de montrer à nos frères et sœurs de quel amour ils sont aimés par Dieu. C'est à travers nos gestes d'amour mutuels que nous rendons témoignage à celui qui nous a aimés le premier. Ça me rappelle qu'un jour, Jésus a dit à Pierre : «Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église.» Il devait l’aimer profondément pour lui faire confiance à ce point-là!  Ainsi, l’Église se doit d'être le reflet de l'amour de Dieu pour l’humanité entière. C'est son essence même.

A- Je le pense aussi. Et de là découle un autre visage très important de notre Église: sa proximité avec les pauvres et les "petits". Au festin du Royaume, Dieu a convié tous ses enfants, sans exception. Il ne doit pas y avoir d'exclus. C'est pourquoi Jésus s'est occupé en priorité des personnes qui avaient le plus besoin de ressentir son amour bienveillant, miséricordieux et inconditionnel. Nous, comme Église, nous avons également cette responsabilité de faire en sorte que chaque être humain se sente inclus dans le peuple de Dieu et invité à la fête.



Prêtre
Les différents visages de l’Église que nous reconnaissons aujourd’hui sont à l’image de notre diversité humaine et chrétienne.
À bien y penser, nous sommes nous-mêmes différents visages de l'Église, autant de pierres vivantes appelées à bâtir ensemble une Église aux traits de Dieu: une Église communautaire et fraternelle où règnent l’amour, la communion, la justice, la bienveillance et la miséricorde. Car c'est à travers les différents visages de son Église que le Christ arrive à se faire connaître et reconnaître dans le monde.

B-Voyez comme nous sommes différents (prendre le temps de se regarder)  Nous allons maintenant chanter un chant d'intégration et au moment du refrain, levons nos pierres* qui sont de couleurs ou de formes différentes en pensant à chacun et chacune de nous. (* cartons en forme de pierres remis à l'accueil et portant l'inscription "je suis une pierre vivante")

Chant d’intégration : « À cause d’une croix » couplets 4, refrain, couplet 6 et refrain.

A- Si je comprends bien, dans l'Église, je suis comme une pierre vivante et Dieu compte sur moi pour se révéler d'une façon particulière?

B- Oui, nous sommes des pierres vivantes et c'est ensemble et avec nos différences que nous formons l'Église.

Écoutons un extrait de la Parole de Dieu qui vient nous éclairer sur notre manière d'être des pierres vivantes dans l'Église. (Jn 13, 33-35) 

L- ''Mes petits enfants, je n’en n’ai plus pour longtemps à être avec vous. 
Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Oui, comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
À ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres.''

Catéchèse dominicale, printemps 2017

ÊTRE DISCIPLE-MISSIONNAIRE

MOT D'INTRODUCTION

Aujourd'hui, nous vivons ensemble notre deuxième catéchèse dominicale de l'année pastorale. Lors de la première, nous nous sommes reconnus pierres vivantes d'une Église aux multiples visages. Cette diversité est une richesse à travers laquelle le Dieu Amour se manifeste. Animés par l'Esprit-Saint, nous devenons des disciples-missionnaires engagés à la suite de Jésus pour coopérer au règne de Dieu. Mais être disciple-missionnaire, ça se concrétise comment? Voilà le sujet de cette deuxième catéchèse.

 

AMORCE DE LA CATÉCHÈSE

Ensemble, prenons le temps d'explorer notre vocation de disciple-missionnaire. Écoutons d'abord deux extraits d'évangile pour mieux nous orienter vers ce sujet.


1-De l'évangile de Luc. (Lc 10,1-3.5.8-9)

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. (...) Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: "Paix à cette maison". (...) Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis mangez ce qu’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: "Le règne de Dieu est tout proche de vous."»

 

2-De l'évangile de Jean. (Jn 20,21-22)

Il leur dit de nouveau: «La paix soit avec vous! Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie aussi.» Et quand il eut dit cela, il souffla sur eux et leur dit: «Recevez le Saint-Esprit.»

 

DIALOGUE: CATÉCHÈTES A ET B + LECTEURS

A - Avant d'entreprendre notre réflexion, j'aimerais savoir ce que signifie pour vous être "disciple-missionnaire"? ( interventions de l'assemblée)

Et pour toi, _________, être "disciple-missionnaire", ça veut dire quoi?

B - Honnêtement, cette expression me rebute un peu. "Disciple" ça ressemble trop à discipline, ça fait austère. J'imagine les disciples du temps de Jésus qui ont dû tout abandonner pour répondre à son appel. Ça me semble très engageant! Missionnaire, c'est encore pire! Je pense aux personnes qui consacrent leur vie aux œuvres humanitaires dans les pays du Tiers-monde. Réunir les deux mots, c'est presque inhumain!

A - Je crois que tu as besoin de précisions.

Être disciple, suppose qu'on se réfère à un maître. Le nôtre, c'est le Christ. Par notre baptême, nous devenons officiellement ses disciples.

Missionnaire, signifie qu'on a une mission, ou, si tu préfères, une tâche à accomplir. Le Christ nous confie la responsabilité de propager la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Il nous invite à être des témoins vivants de sa résurrection en pratiquant son commandement d'Amour. Rien n'empêche d'œuvrer à l'étranger, mais tu peux très bien être missionnaire ici, dans ton milieu de vie.

Un disciple-missionnaire, dans l'Église, c'est tout simplement un baptisé, une pierre vivante qui, avec l'aide de l'Esprit-Saint, assume son identité de disciple du Christ en prenant au sérieux la mission qu'Il lui a confiée.

B - Merci __________ pour ces explications! Ça me rassure!

J'ai une question: se pourrait-il que notre diversité en tant que pierres vivantes laisse présager qu'il existe plusieurs façons d'être disciple-missionnaire?

A - Tout à fait! Si tu veux bien, nous allons en explorer quelques-unes sous l'éclairage de la Parole de Dieu.

B - D'accord!


L 1 - De l'évangile de Marc (Mc 1,30-31a.35)

Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s’approcha d’elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta (...). Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.

A - Moi, je me sens disciple-missionnaire quand je prends le temps de prier car la prière nourrit mon action. Être en présence de Dieu, me laisser aimer et accueillir sa volonté, le remercier pour ses merveilles: voilà ma mise en route quotidienne pour la mission! J'en profite également pour confier au Seigneur les personnes qui souffrent et celles qui comptent sur ma prière. On peut faire beaucoup de bien aux autres en priant pour eux. Sainte-Thérése de l'Enfant-Jésus l'avait compris. On l'a d'ailleurs nommée sainte patronne des missions, elle, une religieuse cloîtrée.


L 2 - Extrait de l'évangile de Matthieu (Mt 25,40)

« En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.»

B - Sais-tu ___________, quand je prends soin des autres à la manière de Jésus, je suis certainement disciple-missionnaire! Par exemple lorsque...[je prépare un bon repas pour ma famille en m'assurant que tous soient rassasiés], ou encore quand...[j'encourage une amie qui traverse une période difficile]. J'ose croire que je le suis également quand c'est à mon tour d'être vulnérable ou malade, car je permets à d'autres de rencontrer le Christ à travers moi et d'offrir le meilleur d'eux-mêmes par amour.


L 1 - Extrait des actes des apôtres (Ac1,8)

« Vous recevrez une force quand le Saint-Esprit descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.»

A - À bien y réfléchir, je suis disciple-missionnaire quand, par la force de l'Esprit-Saint, je trouve le courage de témoigner de ma foi et de mes valeurs chrétiennes en paroles et en gestes. Par exemple, lorsque...[je défends mon point de vue religieux face à des gens qui se disent athées ou indifférents].


L 2 - Extrait de l'évangile de Luc (Lc 24,45)

« Alors il leur ouvrit l'intelligence pour comprendre les Écritures.»

B - Parfois, en lisant la Parole de Dieu, je me sens habité(e) et transformé(e) par elle. On dirait qu'elle prend un sens nouveau, qu'une porte se déverrouille pour libérer un trésor inattendu. Quand ça arrive, c'est plus fort que moi, il faut que je partage ma découverte avec d'autres. Je me considère disciple-missionnaire car j'annonce la Bonne Nouvelle avec la conviction de contribuer à l'avènement du Royaume.


L 1 -Extrait de l'évangile de Matthieu (Mt 5,8-9)

«Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu. »

A - Lorsque je suis authentique, c'est-à-dire conforme à mon identité profonde et fidèle à ce que Dieu attend de moi, j'éprouve une grande paix intérieure. J'ai l'âme d'un disciple-missionnaire car je suis disposé(e) à aider d'autres personnes à affronter leurs tempêtes. Par exemple... [je peux travailler à réconcilier ou rapprocher les parties dans une situation de conflit; ou bien aider un ami à résoudre un dilemme]. C'est cette même paix intérieure qui me pousse à pardonner quand quelqu'un m'a fait du mal ou encore à reconnaître mes torts et demander pardon s'il m'arrive d'être fautive (fautif).

 

L 2 -Extrait de l'évangile de Jean (Jn 11,25-26)

«C'est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt; et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?»

B - La vie comporte des moments difficiles: vieillissement, maladie, perte d'emploi, deuil...Moi aussi j'ai mon lot d'épreuves. Quand le malheur frappe, j'essaie de contempler le Christ en croix à la lumière du matin de Pâques. J'y découvre un chemin de Vie. La foi m'aide à me relever.

Lorsque je témoigne de ces épisodes de ma vie où ma foi m'a sauvé(e) et que je vois renaître l'espérance dans les yeux de l'autre, j'ai vraiment la sensation d'être disciple-missionnaire.


L 1 - Extrait de l'évangile de Marc (Mc 4,26-28)

«Il en est du Royaume de Dieu comme d'un homme qui jette la semence en terre: qu'il dorme ou qu'il soit debout, la nuit et le jour, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. »

A - À chaque fois que je place Dieu en premier dans ma vie en faisant confiance à sa providence, bien des soucis s'estompent et mon cœur devient léger. J'arrive à voir Dieu présent et agissant dans sa Création: je constate que son Royaume est déjà là. Ça transparaît sur mon visage et dans mes attitudes. Je me comporte en disciple-missionnaire car je traite les autres avec respect et dignité et j'essaie de préserver en bon état notre demeure commune, la Terre.

 

CONCLUSION

Nous savons maintenant qu'être disciple-missionnaire, c'est à notre portée. Nous partageons une mission commune, mais en versions personnalisées. Le Christ tient compte de la diversité de nos talents lorsqu'il nous appelle pour travailler à la moisson. Il sait bien que son Église est formée de pierres vivantes toutes différentes, mais complémentaires.

Le défi semble de taille, la moisson est abondante! Heureusement, nous ne sommes pas seuls: nous avons reçu l'Esprit-Saint. Ce compagnon de route nous guide et nous confirme dans nos capacités de disciple-missionnaire en mettant à notre disposition des dons diversifiés qui nous facilitent la tâche.

Pour conclure cette catéchèse et alimenter notre réflexion, nous proposons deux textes: l'un tiré de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens, et l'autre d'une audience du Pape François inspirée de son exhortation apostolique "La joie de l'évangile".


1 - De la 1e lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens. (1 Cor 12,4-11)

«Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ; à un autre est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier.


2 - Extrait de l'audience générale donnée par le Pape François à la Place Saint-Pierre le mercredi 15 janvier 2014

«En vertu du baptême, nous devenons disciples missionnaires, appelés à apporter l’Évangile dans le monde. Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation (...) Le peuple de Dieu est un peuple disciple — parce qu’il reçoit la foi — et missionnaire — parce qu’il transmet la foi. Et c’est ce qu’opère le baptême en nous : il nous donne la Grâce et transmet la foi. Dans l’Église, nous sommes tous disciples, et nous le sommes pour toujours, pour toute la vie ; et nous sommes tous missionnaires, chacun à la place que le Seigneur lui a assignée. Tous: le plus petit est également missionnaire ; et celui qui semble plus grand est disciple. Mais certains d’entre vous diront : " Les évêques ne sont pas disciples, les évêques savent tout ; le Pape sait tout, ce n’est pas un disciple ". Non, les évêques et le Pape doivent eux aussi être des disciples ; parce que s’ils ne sont pas disciples, ils ne font pas le bien, ils ne peuvent être missionnaires, ils ne peuvent transmettre la foi. Nous sommes tous disciples et missionnaires.»